TRAJECTOIRE: SAMUEL WANKO (1925-1957)

Le plus jeune députe bamileke de tous les temps et tout 1er Ingénieur Camerounais des ponts et chaussées, assassiné le 13 Décembre 1957.

Samuel WANKO est né le 08 Juillet 1925 à Batoufam, de feu Moïse WANKO et de KOMGUEP Rebecca. C’est le 1er né d’une famille de 07 enfants.

-de 1932 à 1936 il fréquente l’Ecole Rurale ou Ecole du village à Bafoussam,

-de 1936 à 1939, il fréquente l’Ecole Régionale du Dschang où il obtient le CEPE

-de 1940 à 1941, il est à l’Ecole Primaire Supérieure de Yaoundé

– de 1942 à 1946, il fréquente l’Ecole professionnelle de Douala, où il est stagiaire à la Direction des Travaux Publics.

en 1947 il est à l’ecole Technique Supérieure (E.T.S) de Bamako au Mali,

en 1948 à 1954 il est à l’Ecole Spécialisée des Travaux Publics, où il est le premier Camerounais Ingénieur des Ponts et Chaussées. Pendant qu’il est en France, il est membre actif de l’Association des Etudiants Camerounais de France (A.E.C.F) créée en 1946 par les médecins stagiaires ou étudiants ; parmi eux on peut citer les plus connus tels Charles ELANGUE ou Marcel BEBEY EYIDI.

Le 23 decembre 1956, il se présente aux élections législatives et est élu. Il a 32 ans. Très actif, il intervient à plusieurs reprises pour que la pêche côtière soit entre les mains des autochtones et non des étrangers, ou en faveur des paysans Bamilékés qui souffrent de l’absence des bonnes semences de maïs.

Il devient surtout un des plus farouches adversaires des décrets d’application de la loi-cadre du Haut-commissaire Pierre Messmer. Ce dernier réussit à faire taire tous les parlementaires réfractaires, sauf un seul, Wanko. Désormais les Blancs et leurs suppôts le considèrent comme un élément gênant, un empêcheur de tourner en rond.

SON ASSASINAT

Le 13 Décembre 1957 au soir, Samuel Wanko Samuel rentre chez lui à Batoufam. À la frontière du village avec Bangoua, il aperçoit son oncle qui lui fait signe de s’arrêter. Sans s’inquiéter, Wanko dépose le pistolet qu’il porte toujours sur lui depuis qu’il se sent en danger. C’est alors qu’un groupe de personnes surgit des fourrés et le poignardent à mort. Il réussit à retourner dans sa voiture, à reprendre son pistolet et à abattre trois assaillants avant de tomber.

Le vice-premier Ministre chargé de l’intérieur, Ahmadou Ahidjo et le Haut-Commissaire Pierre Messmer assistent à son enterrement à Batoufam. Dans son éloge funèbre, Ahidjo déclare : « Wanko Samuel, du monde meilleur où vous vous trouvez, soyez notre guide et notre appui. Les fils du Cameroun ne vous oublieront jamais ». C’est l’unique personnalité CAMEROUNAISE qui a jusqu’ici eu droit à un monument à Bafoussam.

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