LES COMBATTANTS DE L’OMBRE QUI DONNENT DES SUEURS FROIDES AU DICTATEUR BIYA

NDZANA SEME, LA PLUME DE LA RESISTANCE

En exil aux Etats-Unis, il traite le régime de Yaoundé « d’incompétent ».

Titulaire d’une maitrise en sciences économiques en gestion des entreprises, université de Yaoundé, il obtient en 2001 un Ms (Master of science) in Finance, Financial Services Management à l’University of NEWS HAVEN, Connecticut, puis en 2004 un MBA en Management a l’University of CONNECTICUT, avec spécialisation en Marketing Intelligence.

 

NDZANA SEME a travaillé à l’ex-Société camerounaise des banques (SCB) de 1979 à 1989 comme cadre responsable des crédits. C’est lui qui avait découvert la faillite de la société Bastos que d’autres cadres cachaient depuis des années. Après la fermeture de la SCB, il rejoint le journalisme. A cet effet, il devient rédacteur successif de l’Effort Camerounais, de la Nouvelle Expression (où ses articles amenèrent les activistes de Douala à lancer le mouvement de boycott des produits français, CLAUDE KIENZ le directeur de la CAMAIR démissionna lors de mon enquête sur ses détournements, entre autres).

Puis devient directeur de publication du Nouvel indépendant. Pendant l’exercice de son métier de journaliste, il sera arrêté deux fois en 1994 et 1995 et emprisonné à KONDENGUI pendant 3 mois à chaque reprise pour outrage au chef de l’Etat, incitation à la révolte, et non dépôt du journal au bureau de la censure du ministère de l’Administration territoriale. Après une condamnation à une peine de prison d’un an et 100 millions d’amende à la suite d’un appel introduit par le ministre de la Justice, DOUALLA MOUTOME, et deux tentatives d’assassinat, il sort du Cameroun en fin décembre 1995. En juin 2004, le régime lui a attribué la fausse nouvelle relative au décès du président de la République.

Aujourd’hui, SEME NDZANA ne cache pas son hostilité au régime de Yaoundé. Dans sa contestation, un objectif : « Faire tomber Paul Biya et sa clique ». Pour lui, « Il n’y a plus rien à attendre de ce régime ».

Il affirme n’avoir milité dans aucun parti politique au Cameroun. Mais aura été en 1992 superviseur des élections dans l’arrondissement de NGOUMOU pour le compte du Social Democratic Front (Sdf). « Le régime Biya avait tout fait pour me récupérer, y compris en envoyant un jour le ministre du Commerce de l’époque, ELOUNDOU MANI, dans ma rédaction de BIYEM-ASSI pour me proposer de me joindre aux « ELITES BETI » diriges par feu EMAH BASILE, ANTOINE NTSIMI, ou encore JOSEPH OWONA qui me proposa 500 millions réservés à une presse BETI et que j’avais exposé par exaspération dans le titre « UN BAMILEKE A ETOUDI ? JAMAIS ! » qui m’avait valu ma première arrestation à Yaoundé en 1994 ; ceci après ma toute première arrestation politique à Bafoussam, en 1988, par un certain commissaire ONDOUA (le même qui m’arrêta en 1994 sur ordres d’OWONA) au motif de trouble d’une marche du RDPC », confie-t-il.

Son exil, il l’a débuté par le Nigeria et le Burkina Faso, ou feu NORBERT ZONGO l’assista, faisant cotiser tous les journalistes burkinabés pour l’accouchement de son enfant, et ensuite les Etats-Unis qui avaient accepté son dossier de demande de refuge. C’est ainsi qu’en septembre 1998, il s’installe aux Etats-Unis. « Je suis un Project Manager. Je suis auteur de THE REPUBLICAN PERIL – DIALECTIC FOR DEMOCRATIZING SOVEREIGNTY, publie en 2007.

En guerre contre Boko Haram, pour lui « l’incompétence de Yaoundé frise une complicité avec les terroristes », déclare-t-il.

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