LA CROIX ANKH – SYMBOLE DE LA RELIGION DU PEUPLE NOIR

Elle est le symbole de la vie physique et éternelle pour les Égyptiens, on retrouve chez certains peuples d’Afrique (Peuls, Douala, etc.), une similitude dans le sens et l’appellation : la croix signifie Wonki pour les Peuls, Longué pour les Douala.

Elle représente aussi la puissance associée aux éléments tels que l’eau, l’air, le soleil.

croix ankh osiris
Les Dieux et les rois sont souvent représentés portant la croix Ankh.

Pour les Dieux, la boucle de l’ankh matérialise la féminité et sa section centrale, la masculinité ; l’ankh devient donc quand elle est associée à Osiris et à Isis, le symbole d’union pour donner naissance à une nouvelle vie. En fonction des dieux qu’elle accompagne, sa signification varie. Elle est le châtiment entre les mains de Sekmet, divinité guerrière et fille de Rê et l’abondance des eaux vivantes du Nil pour le dieu Hapi.

Pour les rois, elle correspond au don d’immortalité donné par le Dieu Amon, car ils sont la représentation du divin sur terre. On la plaçait sur le nez du pharaon décédé pour représenter le souffle de la vie qu’il aura dans l’au-delà. Sa forme de clé faisait qu’elle était le symbole ouvrant le passage vers la vie éternelle après la mort.

L’Ankh protège celui qui la porte contre les forces maléfiques, mais aussi celui qui s’en approche, elle sert aussi d’antenne ou de conduit à la puissance divine de la vie qui imprègne l’univers.

 

On retrouve la croix Ankh symbole de vie chez les Dogons pour qui elle a la même signification symbolique que pour les anciens égyptiens « Le signe est dit « adinya kini » = vie (littéralement nez) du monde […]. Lorsqu’un membre de la famille est atteint d’une maladie grave et qu’une issue mortelle est envisagée, les vieillards de la parenté le tracent sur une surface de terre meuble […]. Cette terre est placée ensuite sur la tête du malade. L’image de la création est ainsi reproduite pour tenter de recréer le malade et de le remettre dans la vie normale.» (Germaine Dieterlen et à Marcel Griaule).

 

Le symbole ankh représente une attache de sandale égyptienne. Ce même symbole est employé chez les Fulbe, les Pulaar et les Haal-Pulaar- en et se dit « kinhinol » (terme dérivé de la racine kin (nez). Dans son livre « De l’origine Egyptienne des peuls » l’auteur Aboubacry Moussa Lam nous éclaire sur l’importance de ce lien étymologique. « Nous sommes ici en présence d’une similitude totale, aussi bien du point de vue sémantique que symbolique. En effet, tout le monde sait le rôle primordial que joue cette pièce (l’attache) dans une chaussure de type sandale : on peut marcher sans trop d’inconvénients tant que c’est une autre partie de la chaussure qui est touchée. Mais dès que c’est le kinhinol qui est en fait le worjki (la vie) de la chaussure qui est coupé, toute marche est interdite. Autrement dit, aussi bien chez les anciens Egyptiens que chez les Dogons et les Haal-pulaaro-peuls, cette pièce est la vie même de la chaussure. On sait l’analogie qu’il y a entre le nez ou les narines et la vie dans beaucoup de sociétés négro-africaines. Quand les Wolofs disent bakkan, cela peut signifier, selon le contexte, nez, narines, ou vie. »

 

Trois croix représentées ensemble déterminent la vie, la santé et la force (vie, santé, force).

ankh_croix_de_vie_1.jpg

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