DAVID NKOTO EMANE, DIRECTEUR GENERAL DE CAMTEL, INTERDIT DE SORTIE DU TERRITOIRE

Faut-il s’attendre à un nouveau procès ouvert devant le Tribunal criminel spécial ? Depuis lundi, huit principaux dirigeants et anciens dirigeants de Camtel ont en tout cas été interdits de sortie du territoire sur instruction de Paul Biya. On leur reprocherait une gestion frauduleuse de l’entreprise de télécommunications.

camtel
Interdiction pour NKOTO EMANE

 

On savait David Nkoto Emane, directeur général de Camtel, dans le viseur des institutions anti-corruption camerounaises depuis 2016. L’étau semble s’être resserré un peu plus. Depuis lundi 5 mars, Nkoto Emane est interdit de sortie du territoire camerounais, sur instruction du chef de l’État, transmis au délégué général de la Sûreté nationale ainsi qu’aux délégués régionaux, aux commissaires aux ports et aux aéroports de Douala, Yaoundé et Garoua et aux chefs des postes-frontières.

 

Comme lui, sept autres hauts responsables de Camtel font l’objet de cette mesure : Richard Maga, directeur général adjoint, Kenneth Agbor Enow, ancien directeur des finances et du budget, Boris Judicaël Nganou, coordonnateur du programme MCN, Evariste Dieutoss, ex-directeur des ressources humaines, Benjamin Gérard Assouzo’o, chef de service de marche, Marcellin Tsaam Gah, ingénieur et Jean-Claude Mfou’ou, commissaires aux comptes.

Vers un procès au Tribunal criminel spécial ?

Cette interdiction de sortie du territoire n’est guère une surprise. Le Contrôle supérieur de l’État et la commission anti-corruption ont enquêté dès 2016 sur des accusations de malversations financières et analysé la gestion de Camtel par David Nkoto Emane de 2010 à 2015. Leurs conclusions, accablantes, font état d’irrégularités dans la gestion des fonds, de perceptions de primes non justifiées, de fraudes aux frais de missions, etc….

 

Parmi les contrats visés par les autorités figurent notamment la deuxième phase du projet de déploiement de la fibre optique Backbone, qui aurait singulièrement de la transparence. Une enquête judiciaire a été ouverte à la suite du rapport du contrôle supérieur de l’État devant le Tribunal criminel spécial. C’est devant cette instance, qui traite les dossiers issus de l’opération anti-corruption Épervier, que pourrait se tenir un éventuel procès.

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