LES MERVEILLES DE LA TYRANNIE DE BIYA

Ainsi, du sublime au ridicule, au Cameroun de “tout va bien”, même les pauvres ministres, créatures de Biya deviennent subrepticement des “fugitifs” dans leur grand pays de projets structurants sans aucune structure. Hier tout puissant ministre marchant au rythme de “excellence” psalmodié par des escrocs mendiants trafiquants de “marchés publics” mais surtout fictifs bercés par les fortes sommes de rétro commissions, nos super ministres vivent désormais clandestinement au Cameroun prêts à rejoindre les Camerounais de la diaspora qu’ils traitent “d’exilés” et de “clochards”!

Voilà donc un pays où l’avenir de chaque ministre c’est la prison VIP à Kondengui! Voilà des hommes réduits à fuir abandonnant leurs épouses entre les mains de la police judiciaire, sans état d’âme! Ils n’ont même pas de dignité pour accepter héroïquement la justice de leur pays alors que hier tous chantaient “sous haute instruction du chef de l’état” à chaque bout de phrases! Des esclaves du dictateur incompétent me font tellement pitié.

Dites moi comment je peux accepter un poste ministériel pour finir en prison abandonnant mon épouse à mes collègues et mes collaborateurs pour prendre mes quartiers dans une cellule d’une prison infestée que je n’ai jamais visité au moment où j’étais tout puissant! Oui, je suis tellement révolté contre ces grands enfants qui se sont tous rangés comme des poules vers l’abattoir devant un vieux dictateur sénile de 85 ans qui les sacrifie à souhait sans se gêner.

Je suis beaucoup plus amusé par toutes les élites régionales qui écrivent des motions de soutien stupides et maladroites pour féliciter un président absent et incompétent juste pour rêver être appelé à la mangeoire comme Directeurs, Ministres ou Délégués à un poste de responsabilité! Dans ce cirque, ils sacrifient au passage, leur liberté de parole et surtout leur dignité!

À quoi ça sert un décret qui va vous précipiter en prison? En 1997, le Pr. Titus Edzoa, tout puissant secrétaire général de la présidence de la république a été le premier sacrifié des ministres de Biya. Depuis ce jour, on a tout un régime en prison. Inoni, Marafa, Mendo Ze, Abah Abah, Siyam Siwe, Nguini Effa, Mebara, Olanguena Awono, Ondong Ndong, Norbert Ndong, Fordjidam, et beaucoup d’autres élus à la mangeoire de Biya sont clairement entrain de prier afin que leur ancien patron tombe afin qu’ils recouvrent la liberté devant le peuple Camerounais qu’ils narguaient au quotidien!

L’ironie dans ce cirque est que, lorsque ces barons sont aux affaires, ils exhibent un zèle inqualifiable au point de faire de la fortune publique leurs propriétés privées, forçant ainsi des milliers de Camerounais à traverser le Sahara à pied à la recherche de l’El dorado Européen. À leur déchéance, ils retrouvent eux aussi leur chemin de croix pour échapper au monstre dictatorial qu’ils ont longtemps nourri. Biya recrute ses esclaves ministres et les utilisent comme du papier hygiénique.

Quand est ce que nos compatriotes devront enfin réaliser que cautionner le régime Biya c’est comme si l’on sciait l’arbre sur lequel l’on est assis? Que vous soyez favorable ou contre le pouvoir, à la fin, BIYA n’a qu’un seul programme politique: “mourir au pouvoir”, peu importe qu’il emporte avec lui tout le pays entier dans une guerre féroce sans merci.

Biya a sous estimé par contre la résilience des séparatistes anglophones. Voilà pourquoi il se rend en Chine pour endetter davantage l’état pour financer ses guerres contre Boko Haram et les séparatistes anglophones. Biya tient à présider la CAN2019, mais la guerre qu’il a lui-même lancée est entrain de prendre des proportions inquiétantes. Le BIR longtemps encensé comme l’armée du salut capable d’anéantir toute insurrection mineure ou majeure est entrain de réaliser que la détermination des séparatistes n’est pas ébranlée malgré les villages rasés et des massacres effroyables!

Maintenant que ces ministres sont entrain de chercher à fuir, préfèrent ils tomber dans les filets du régime Biya ou de ceux des séparatistes? Le Cameroun est en danger, mais le premier ennemi de l’état se trouve être le dictateur Biya. Les autres crises ne sont que les conséquences de sa confiscation du pouvoir. Quand ces compatriotes réaliseront qu’embrasser le régime corrompu de Biya, c’est signer la condamnation à mort de notre pays et d’eux même, peut être le changement pourra arriver.

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