HARCÈLEMENT JUDICIAIRE DE SIX MEMBRES DE DYNAMIQUE CITOYENNE PAR LA DICTATURE DE BIYA

RAPPEL DES FAITS :

Le 15 septembre 2015, M. Jean Marc Bikoko, Mme Agnès Adélaïde Metougou, M. Yves Léonardo Ndjalla Epangue, Mme Bénédicte Jessie Bikoko, M. François Fogno Fotso et M. Sévérin Le Juste Bikoko, ont été arrêtés par les autorités camerounaises sur ordre du sous-préfet de Yaoundé 2. Ce dernier leur reprochait d’avoir organisé une manifestation sans la déclarer.

Le Réseau d’ONG Dynamique Citoyenne tenait ce jour-là un séminaire au Palais des sports de Yaoundé à l’occasion de la journée internationale de la démocratie sur le thème « gouvernance électorale et alternance démocratique » et lançait une campagne internationale intitulée « Tournons La Page » relative au changement de mode de gouvernance des États africains, lorsque les organisateurs ont été sommés par un groupe de policiers d’annuler l’événement.

Face au refus de M. Jean Marc Bikoko de se plier à cette injonction, le sous-préfet de Yaoundé 2, le délégué régional de la Sûreté nationale du centre, plusieurs commissaires de police ainsi que des hommes en tenue ont fait irruption dans la salle, en ordonnant aux participants de quitter les lieux.

Bikoko a alors exigé du sous-préfet de Yaoundé 2 un document officiel d’interdiction de cet événement, tout en lui rappelant les dispositions légales contenues dans la loi n° 90-55 du 19 décembre 1990 régissant le régime des manifestations publiques au Cameroun. Suite à cet échange, les officiers de police ont procédé à l’évacuation des lieux par la force, et confisqué des appareils photos, caméras et documents relatifs à ce séminaire.

Owona Nguini, fils a papa et thuriféraires du régime qui était présent sur les lieux n’a pas été inquiété alors que les autres étaient embarques pour la prison centrale de Yaoundé.

Le harcèlement judiciaire des six défenseurs des droits humains dure depuis 2015 et ne vise qu’à sanctionner leurs activités de défense des droits humains.

Aujourd’hui ils sont accusés de « manifestation illégale et rébellion » par les juges corrompus de Biya.

Ils encourent jusqu’à cinq ans de prison ayant déjà passé 3 ans en détention préventive.

Dictature quand tu nous tiens…

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