LE CAPITAINE GUÉRANDI LIVRÉ PAR LES ACTIVISTES CORROMPUS DE BRUXELLES À PAUL BIYA ET ASSASSINÉ.

Parmi les rares survivants du coup d’État du 6 avril 1984, il y’avait le capitaine Guérandi Mbara Moulongo, un instructeur de l’armée camerounaise. Pour avoir été caché pendant un mois à Yaoundé par une compatriote bamiléké, échappant ainsi au massacre des «nordistes» que les militaires loyalistes à Paul Biya avaient exécuté à Yaoundé, c’est déguisé en femme que Guérandi avait pu sortir du Cameroun en mai 1984 pour se refugier au Burkina Faso, sous la protection de son ancien camarade de l’Emia, Blaise Compaoré.

Pendant plus de 20 ans, le capitaine Guérandi parvenait toujours à échapper à toutes les tentatives d’assassinat du régime de Paul Biya, qui le considérait comme une menace, alors même qu’il n’avait pas de soutient au sein de l’armée camerounaise. C’est depuis 1996 à Ouagadougou que je commençai à collaborer avec le capitaine Guérandi pour la libération du Cameroun.

Mais dès qu’il commença à faire des apparitions publiques, et surtout en s’ouvrant aux plus bruyants activistes de la diaspora camerounaise, les jours de Guérandi étaient comptés. C’est ainsi qu’il tomba dans la nasse des agents du régime Biya qui paradent comme des opposants de l’organisation CODE. Profitant de la faiblesse du capitaine, qui sortait toujours de sa sécurité pour rencontrer tout potentiel financier qui lui était proposé, des individus en qui il faisait confiance à Bruxelles, notamment son démarcheur Alexis Gariga, mais surtout l’activiste pilier, responsable des opérations du CODE, Marcel Tchangué, et son complice Élie Kadji, l’appâtèrent avec l’opportunité de rencontrer un gros financier.

J’avais confronté Marcel Tchangué avec des témoignages concordants qui montraient que c’est lui qui avait livré à Bruxelles le capitaine Guérandi au commissaire James Lobe Elong, un tueur à gages de Paul Biya en mission commandée à cet effet, et il m’avait répondu: «Il faut éliminer les cafards qui gênent la lutte».

À l’époque des Villes Mortes, Marcel Tchangué était un agent du CENER, le service des renseignements du régime Ahidjo-Biya renommé DGRE. Il était également directeur de Soko Voyages, l’un des premiers transporteurs interurbains populaires du Cameroun. Des témoignages attestent que Cap Liberté avait l’habitude de confier à Marcel Tchangué à Douala les tracts qu’ils faisaient distribuer à Yaoundé. C’est ainsi que Tchangué fut accepté dans les milieux de Cap Liberté et de l’opposition camerounaise. Mais Cap Liberté le pista et constata qu’ils était un agent du Cener.

Plus tard, il sortit du Cameroun et s’installa en Belgique, où il travailla comme agent de la commune de Bruxelles. Mais sa mission véritable était de surveiller les activités des opposants au régime Biya. C’est comme financier qu’il devient membre des groupes des activistes camerounais, à qui il expliquait que ses relations passées avec le Cener étaient parce que tout directeur d’agence de voyage au Cameroun doit informer le régime sur des bagages suspects comme les armes, mais qu’il n’était pas un véritable agent de renseignements.

En 2009, lors de mon voyage en Europe pour proposer aux activistes de la Diaspora mon plan d’action de libération du Cameroun, c’est dans la maison de Marcel Tchangué que je logeai à Bruxelles, une maison où l’épouse était absente, chassée à cause de la violence domestique du mari. En effet, l’individu, un bout d’homme, est effectivement violent et toujours animé par les solutions mortelles pour tout problème.

Une source de son entourage atteste que Marcel Tchangué avait attiré le capitaine Guérandi à Bruxelles avec la proposition de rencontrer un financier vendeur d’armes, du nom de Georges Starckmann (d’après Jeune Afrique). Le commissaire divisionnaire James Lobe Elong rencontra le capitaine Guérandi en compagnie de Marcel Tchangué et d’Élie Kadji le 4 avril 2014 dans un hôtel de Bruxelles.

Les trois hommes immobilisèrent Guérandi, lui injectèrent un produit qui le mit dans un état de drogué comatique. Et certainement avec l’aide du colonel portugais José Alberto Fernandes Abrantes, un autre partenaire de la DGRE installé en Cote d’Ivoire et évoqué par Georges Dougueli dans son article de Jeune Afrique, Guérandi fut mis dans un avion et conduit au Cameroun. Notre source de l’entourage de Tchangué atteste que le degré où Guérandi était drogué à son départ de Bruxelles lui fait croire que même quand on l’assassinait au Cameroun il n’était toujours pas conscient.

Beaucoup d’agents de renseignement du régime Biya sont, comme Marcel Tchangué et Élie Kadji, tapis dans les organisations des activistes de la Diaspora. Ils travaillent actuellement certainement avec le colonel Jean Émile Bamkoui, le directeur de la Sémil qui serait actuellement en mission à l’étranger en quête d’un trophée de guerre, qu’il entend ramener sous forme de la tête de Ndzana Seme, Patrice Nouma, Boris Bertolt, Remy Ngono ou toute autre grosse cible, que Paul Biya lui paiera à grand prix. Leurs exploits au Nigéria avec l’arrestation d’Ayuk Tabe et les siens et celle Basile Atangana Kouna ne cesse plus de faire saliver les terroristes au service de Paul Biya, toujours en quête de nouvelle occasions de puiser dans les fonds du Trésor.

(1) Marcel Tchangué,

(2) Guérandi et Tchangué,

(3) le commissaire Lobè Élong James,

(4) le colonel Bamkoui Jean Émile,

(5) Kadji Élie,

(6) Feu le capitaine Guérandi Mbara Moulongo.)

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