ARNAQUE IMMOBILIÈRE DE LA SICC: BRIGITTE SOPPO NGALLE ET SES COMPLICES INTERDITS DE SORTIE DU CAMEROUN

 

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Deux rencontres entre le gouvernement et les victimes du Projet 180 logements de la SouthWest International Corporation and Construction (SICC) ont convaincu les autorités au Camerounaises que des dizaines de Camerounais étaient victimes d’une grosse arnaque portant sur plusieurs milliards de Fcfa. Au cœur de cette vaste escroquerie qui met gravement à mal la confiance entre le Cameroun et les investisseurs nationaux et internationaux, une Dame a l’entregent impitoyable et à l’esprit machiavélique. Il s’agit de Brigitte Soppo Ngalle, épouse Tsobgny, la Belle -fille de Feue Mme Foning.

Dame Soppo et ses complices du Credit Foncier du Cameroun et de l’administration camerounaise sont désormais frappes d’une interdiction de sortie du territoire camerounais (voir document attaché). Probablement avant leur présentation par devant le Tribunal criminel Spécial (TCS), qui tente de traquer, entre autres, les fossoyeurs de l’économie nationale, ainsi que l’avenir du Cameroun.
Les victimes, pour leur part, n’attendent que d’etre « retablies dans leurs droits », comme l’avait promis le ministre de l’Habitat et du Dveloppement urbain, Jean-Claude Mbwentchou, lors de la premiere seance de travail avec le Collectif des victimes de la SICC de Brigitte Soppo Ngalle, le 10 Octobre 2017. Cette position avait été confirmee par M. Eteme, le Secrétaire General du Mindhu, le 15 février 2018, lors de la descente sur le site du projet, et d’une seconde rencontre avec le Collectif des victimes.

De quoi s’agit-il exactement ?
Une histoire criminelle grave qui porte sur plus d’un milliard de Franc CFA ! Une escroquerie à grande échelle. Qui mêle aussi bien des acteurs privés, étatiques camerounais, que des partenaires américains.

En Juin 2010, la société Southwest International Construction Corporation (SICC), branche camerounaise d’une firme présentée comme un groupe américain, lance ses activités au Cameroun. Elle compte au sein de sa direction des Américains et des Camerounais. La Directrice générale est Mme Brigitte Soppo Ngallé, une Camerounaise ayant résidé longtemps aux Etats-Unis; son président est John Christensen, de nationalité américaine (c´est ce dernier qui paraphe tous les contrats entre les clients et la SICC).

Cette société est agréée au Ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) au numéro 0011/E/2MINDUH/SG/CJ DU 29-10-2010. Elle affirme disposer de 40 ans d’expérience dans le développement immobilier, et propose de construire en périphérie de Douala 180 logements « haut standing ». Le site du projet est Yassa par Mbanga-Bakoko, lieu-dit Grande Trame, sur un terrain objet du Titre Foncier N° 46372/W.

La SICC propose trois types de logements (voir prospectus commercial en pièces jointes), pour un prix compris entre 26.376.240 FCFA et 46.901.663 FCFA, hors frais de souscription et autres frais notariés.
Après une grande campagne de promotion, cette société convainc, entre 2010 et 2011, plus de 180 cadres camerounais de souscrire au projet. Leur rêve ? Investir dans leur pays et disposer d’un toit pour leur famille. La proposition est simple :
– Signature d’un contrat de réservation moyennant paiement d’une avance minimale de 10% de la valeur du logement à acquérir ;
– Le Crédit Foncier du Cameroun (CFC), société étatique, finance l’opération, par un crédit accordé au futur propriétaire, mais mis directement à la disposition du constructeur SICC ;
– Pour les achats directs, sans crédits, les fonds sont versés directement dans les comptes de SICC au Cameroun ou aux Etats-Unis, où SICC dispose aussi d’un bureau.
– Livraison de la maison au bout de quatre mois, et après quelques autres mois de différé, le propriétaire commence les remboursements.

Rassurés, d’une part par le fait que le Crédit Foncier du Cameroun (CFC) s’était déclaré partenaire du projet, et avait dans ce cadre accepté de recevoir les fonds correspondant à l’avance initiale ; et d’autre part qu’un Notaire, Me Régine Dooh Collins, à la réputation plus qu’établie sur la place, était l’officier ministériel instrumentaire, 180 cadres camerounais et chefs de famille ont versé chacun, entre 2,5 millions à 47 millions de francs FCFA, pour la majorité d’entre eux au Crédit Foncier du Cameroun, pour quelques-uns, à la SICC.
Huit ans plus tard, aucune construction n’est en vue, et la SICC ne répond plus aux questions et sollicitations des acheteurs. Le préjudice immédiat, pour les acquéreurs s’élève au total à plus d’un milliard de Fcfa.

Dépités par des années de promesses non tenues et d’attente éreintante, les acquéreurs se sont résolus à saisir toutes les autorités et instances nationales et internationales pour obtenir justice et réparation, et mettre fin à l’entreprise criminelle et mafieuse de Mme Brigitte Soppo Ngallé, à qui le Gouvernement camerounais, par grave maladresse ( ?), a attribué la reconstruction du Marché Congo à Douala.

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