AVEC OU SANS LA FRANCE, PAUL BIYA VA TOMBER

Pouvait-il espérer mieux? Certainement pas.

Malmené diplomatiquement, isolé sur la scène continentale, foudroyé par une maladie doublée d’une vieillesse qui peut l’emportée à tout moment, tétanisé par la crainte d’une chute au bout de la Kalashnikov, le satrape de Yaoundé, ne pouvait pas espérer mieux qu’un coup de fil du président de la République française, Emmanuel Macron qui l’a snobé pendant de nombreux mois.

Se limitant parfois à des salutations légères empruntés de mépris dans le cadre des rencontres internationales ou évitant tout simplement une visite au Cameroun.

Le coup de fil d’Emmanuel à un président de 86 ans dont 50 ans d’administration centrale et 36 ans de pouvoir, qui a vécu toute sa vie au crochet de l’Etat sonne donc comme une bouffée d’oxygène pour l’autocrate le plus vieux et le plus nul du continent africain.

Les thuriféraires du régime adeptes des théories du complot, qui ont organisé l’humiliation de l’ambassadrice de France au Cameroun en 2015 au moment de la marche contre Boko Haram ( que cette France oublie vite), ces panafricanistes des plateaux télé et feuilles de choux ne peuvent que commander un bon plat de Nam Ngon ( met de pistache ce matin).

Face aux attaques de la puissante presse américaines, au critiques des médias britanniques, au menaces des députés allemands, aux mises en garde des Nations Unies, le silence suspect des médias français pour restreindre l’émergence de la question Cameroun dans l’opinion publique française ne suffisait plus. Il faut rassurer “ le plus bon élève de la France “ que papa sera toujours là pour lui.

La semaine dernière aura donc été fructueuse. Envoie d’un émissaire de seconde zone accueilli par une banderole en français dans une zone en anglophone où l’hegemonie francophone est contesté. Puis coup de fil du nouveau De Gaulle fondateur de la francafrique à son pantin. Quoi de plus pour légitimer la contestation anglophone. Le pouvoir se trouvant dans les mots, le langage et les symboles.

Ce que Biya et Macron ignorent c’est ce que nous rappellons depuis 2016. La contestation anglophone est un mouvement social profond. Idéologiquement bien structuré et profondément ancrée dans le désir d’auto détermination. Il s’agit incontestablement pour l’instant ( la situation pourrait évoluer au vue des prochaines échéances au Cameroun) d’une guerre de libération.

Au Rwanda, pendant 30 ans, le régime Hutu avait chasse les Tutsi de leur pays. Emprisonne des parents, tué des enfants, brûlé des villages. Tout cela avec la bénédiction de Paris. Pendant le genocide, l’armée française a appuyé militairement les interarmwe pour tuer des Tutsi. L’opération licorne n’était aucunement intervenu dans les massacres au nom de la protection du pre – carre. La suite vous la connaissez un genocide accompagné du Chassement du tyran habyarimana. Paris ne tien jamais l’arme mais est le fournisseur des munitions.

La gauche, le centre comme la droite française est pleinement consciente que le problème du Cameroun c’est Paul Biya. Mais la France n’aime pas le changement y compris pour elle même. Va t’elle reproduire la même erreur qu’au Rwanda? Nul ne peut répondre à cette question. Mais une chose est certaine: LE POUVOIR VA TOMBER.

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