LE TOP 10 DES PLUS GROS MENSONGES DU DICTATEUR PAUL BIYA

Biya BIMVONDO, l’année 2017 a salué tes 35 ans passés à la Magistrature Suprême. Le marasme économique, les diverses crises etc. dans lesquels tu as précipité le Cameroun, nous amènent à nous interroger, au moment où le pays traverse une année charnière, qui verra soit une aube faste soit un crépuscule néfaste. Mais avant tes nouvelles promesses électorales qui viendront maquiller celles que tu n’as jamais tenues, je me permets de te rappeler quelques-unes de tes « erreurs » ; ces promesses fallacieuses ou ces mensonges, qui m’ont le plus marqué.

N° 10 : CAMEROUN, PAYS DE PAIX

Cette image du « Cameroun pays de paix » que tu vendais aux investisseurs Étrangers et dont tu étais si fier malgré la misère ambiante, s’effrite chaque jour davantage. Récemment encore, tu nous disais que « la situation se stabilise au Sud-Ouest et Nord-Ouest ». Le lendemain, un sous-préfet se faisait enlever sous le nez et à la barbe de ta milice. Quelle humiliation !

Je pourrais tout te pardonner, tout t’excuser et tout oublier, sauf ta gestion lamentable de cette crise. L’Histoire, celle que nous les vrais Patriotes allons écrire, te condamnera lourdement à propos. Après ta mort de brute, ce sont nos enfants et nous qui paierons le prix de ton orgueil et ton manque d’humilité, durant les prochaines décennies. Aux premières heures de la crise anglophone, j’ai pourtant conseillé aux francophones de se désolidariser de toi et de demander pardon aux Anglophones. Aujourd’hui, le temps me donne raison…

Cette sale guerre te survivra et ternira davantage ton bilan qui est très négatif. Tu as pris l’absence de guerre pour la paix, pourtant il n’existe pas de paix sans justice.

N° 9 : LA POLITIQUE AUX POLITICIENS

Biya tu as clochardisé tes « chers compatriotes » que nous sommes. Même nos chefs traditionnels et patriarches, sont tenus au « politiquement correct » du système que tu as mis en place ces trois dernières décennies. À l’approche des élections présidentielles, dans les services publics, même le vigile est absent de son poste parce qu’il doit faire ta campagne dans son village pour maintenir son gagne-pain. Quelle vacuité morale !

Au lieu de servir la Nation, c’est toi que tous les fonctionnaires politicards servent en se servant aussi au passage. Puisque tout doit se faire ici selon « les très hautes instructions », ou « le très haut parrainage » du tout-puissant Chef de l’État : un culte de la personnalité nauséabond.

N° 8 : L’HOMME FORT, L’HOMME COURAGE, L’HOMME LION

Ta force n’a jamais protégé les faibles ni les innocents. Tu l’as perverti en matraquant le peuple même pour de simples grèves corporatives. Pire, elle a protégé les forts et les coupables, ceux qui volent des bébés en plein jour dans tes « hôpitaux de référence » ; ceux qui peuvent violer et tuer sans crainte ; ceux qui disent que le pays leur appartient parce qu’ils sont tes amis ou ceux de ta femme, par conséquent pillent impunément les caisses de l’État. Quand le peuple crie après eux, tu demandes les preuves. Cependant, ta justice travestit des saints en démons, et les démons en saints selon ton bon vouloir. Les journalistes, les défenseurs des Droits Humains, les leaders d’opinions, les laisser pour comptes etc., voilà ceux qui avaient besoin de ta force, mais qui sont hélas, piétinés par ta milice et ta « justice ».

Ton courage ? Il n’existe pas. Car tu te protèges de ton peuple au lieu de le protéger. Ton seul passage sur les routes fait penser à une ville en état de siège.

Et ton image de lion ? Elle te sied à merveille, car tu as toujours su te « tailler la part du lion ». Le prochain ou la prochaine locataire d’Étoudi, devra symboliser sa présidence par l’image d’une fourmi ouvrière. En effet, cette fourmi travaille en tout temps, de jour comme de nuit, POUR son « peuple » et non CONTRE lui comme tu le fais.

N° 7 : LA JEUNESSE, FER DE LANCE DE LA NATION

Là je suis mort de rire. Car ce fer de lance est rongé par la rouille depuis fort longtemps. Vois le lourd tribut que paye la jeunesse, à ton incurie des revendications sociales de la minorité anglophone. Sais-tu que chaque année, des centaines de jeunes diplômés de nos universités et grandes écoles s’aventurent au Canada et en Europe pour y soigner, enseigner et nourrir les petits Blancs ? Quand on voit les morts sortir major du concours d’entrée à l’ENAM sans composer, on comprend pourquoi en Allemagne, plus de 12 000 jeunes ingénieurs Camerounais s’y sentent déjà chez eux et jurent de ne plus revenir dans ta plantation.

La jeunesse camerounaise n’est pas celle de l’OJRDPC. Non ! Celle-là, c’est sa pitance occasionnelle de 2 000 FCFA et du pain-sardine plus une bouteille de jus et de temps en temps quelques kilos de riz avec la viande qui lui font te faire des courbettes. La vraie jeunesse du Cameroun dont je te parle dort ivre tous les soirs de la semaine, de janvier à décembre. La vraie jeunesse camerounaise meurt noyée toutes les semaines dans les embarcations de fortune vers les pays des Blancs où toi-même tu passes plus de temps avec ta famille que dans ton propre pays en « séjours privés ». La vraie jeunesse du pays dont tu tiens les rennes depuis 35 ans a cessé de croire à tes discours écœurants, puisque l’oligarchie contrôle tout.

N° 6 : CAMEROUN UN ET INDIVISIBLE

Là encore, un mensonge éhonté. Comment pouvons-nous être « un et indivisible » lorsque tes frères Bulu et toi avez confisquez l’armée, la diplomatie et toutes les administrations ? Comment être un pays uni et indivisible quand les concours publics sont l’apanage des autochtones soutenus par les chefs locaux ? Ou des listes du Comité Central du RDPC ? Ou celles du Cabinet Civil ? Ou de Chantal Biya ? Ou d’un tel autre « haut placé » ? Quel est ce pays uni et indivisible où chaque patron s’entoure de ses « frères du village » et se sont eux seulement qui « gagnent » les marchés ?

Horizontalement et verticalement, le Cameroun n’est ni uni, ni indivisible. Entretenir ces clivages ethniques participe de ta politique sournoise de « diviser pour mieux régner ». La notion même de « nation » n’est que embryonnaire dans ce pays. C’est le manger-ensemble qui nous unira.

N° 5 : SANTÉ POUR TOUS EN L’AN 2 000

Dix-huit ans plus tard, on meurt encore de choléra dans tes « grandes villes ». L’absence de simples kits d’hémodialyse cause de nombreux décès chaque année. La simple gestion d’ordures relève de l’impossible. Alors les inondations nous font vivre un cauchemar éveillés à la moindre pluie. Comment vivre en bonne santé dans ces conditions ? Comment bien se soigner sans une couverture sanitaire universelle ? Mais ton clan et toi bénéficiez des évacuations sanitaires sur le dos du contribuable. C’est abject !

N° 4 : CONSOMMONS CAMEROUNAIS

Quand on constate par exemple que le Cameroun qui possède la deuxième plus grande réserve forestière d’Afrique exporte surtout illégalement son bois et qu’il importe en retour le simple cure-dent de nos tables, on voit à quel point ton fameux « consommons camerounais » est un enfumage.

Comment consommer camerounais lorsque les stades de l’hypothétique CAN 2019 sont préfabriqués en Italie, lorsque la majorité de nos appels d’offre est remporté par les Étrangers, lorsque tu dilapides des centaines de nos milliards de francs chez les Blancs, dans tes multiples « séjours privés »… L’économie camerounaise doit être valorisée par le « premier Camerounais » et toute sa maisonnée.

N° 3 : LE CAMEROUN DE GRANDES RÉALISATIONS

Ahidjo t’a donné ce pays jadis prospère et en voie de développement. Plusieurs structures à l’instar de la Camair faisaient la fierté du continent noir. Avec toi aux commandes, on régresse plus qu’on ne progresse. C’est lamentable. Qu’est-ce qui fait encore la fierté du Cameroun ? Avec quoi pouvons-nous vraiment nous enorgueillir ? Qu’est-ce qui va bien au Cameroun de Biya ?

N° 2 : RIGUEUR ET MORALISATION

L’impunité, la corruption, le galvaudage, le pillage de fonds publics, l’injustice, l’oppression, les crimes rituels, la pauvreté, l’implosion sociale, le chômage etc. n’ont jamais été aussi palpables dans notre pays qu’avec le Renouveau.

La rectitude morale a fichu le camp. Le tissu sociétal est en déliquescence. Le vivre-ensemble est démagogique. Le patriotisme est pris en otage. L’État de droit et les Droits humains sont inexistants. L’amour du travail et le mérite ont disparu. Les Institutions ne sont ni libres, ni indépendantes… de qui te moquais-tu ?

N° 1 : JE NE FAILLIRAI PAS À MES ENGAGEMENTS

C’est ici que tout se gâte. J’ai gardé ce point pour la fin. La solennité de cette parole en pleine investiture à l’Assemblée Nationale, me couvre d’effroi quand j’y repense. Le comble de l’ironie c’est que tu l’avais dite en anglais : « i will not fail ». Biya, tu as LAMENTABLEMENT FAILLI À TOUS TES ENGAGEMENTS dans tous les domaines. Par conséquent, j’appelle de tous mes vœux le CHASSEMENT PAR N’IMPORTE QUEL MOYEN, pour mettre un terme à tes cuisants échecs, et redorer enfin le blason du Cameroun.

Nyëbë Edoa

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