DISCOURS SUR LA RÉSISTANCE NATIONALE AU HOLD-UP ÉLECTORAL

Nous nous acheminons progressivement vers une crise post-électorale. Une crise à prendre très au sérieux, si l’on a tiré les graves leçons de l’incurie gouvernementale due à la crise anglophone en cours au Cameroun. Et pour cause, tous les facteurs sociologiques d’une potentielle guerre civile font surface. L’épée de Damoclès pèse désormais sur la tête du président sortant. Tant dis que les sirènes d’une nouvelle ère annoncent l’arrivée (quoique hypothéquée par la tyrannie et ses tentacules), du nouveau leader de la République du Cameroun : Son Excellence Maurice KAMTO.

Le constat que nous faisons est le suivant. Nous avons d’un côté le président sortant, dont l’échec cuisant, la mauvaise gouvernance, la voracité, le vice, les multiples violations des Droits humains qui nous révoltent tous chaque jours, ne sont plus à démontrer. Et de l’autre, le Président élu qui incarne un nouveau souffle d’espoir dont à urgemment besoin notre pays, qui sombre dans une implosion sociale.

L’opposition vient détaler à la face du monde, un énième hold-up électoral, savamment fomenté par la « coalition » RDPC-MINAT-ELECAM-Conseil Constitutionnel et l’élite corrompu du pays. C’est le hold-up de trop. Le hold-up du siècle, en considérant par exemple ces mercenaires que la coalition sus nommée a voulu faire passer pour des observateurs de la très respectable ONG Transparency International. Une telle imposture ne s’est jamais produite dans aucun pays dans le monde moderne.

Cela prouve à suffisance, combien le régime BIYA est un régime rapace, cleptomane et mythomane. Car à chaque occasion, l’homme du Renouveau et les biyaïstes « gagnaient » toutes les élections grâces à leurs fraudes électorales, que leur garantissent un code électoral taillé sur mesures ; des opposants de pacotille à leur solde, et des alliés externes, (voulant à tout prix préserver le statu quo) dont l’indétrônable France est la figure de proue. Mal leur en a pris de croiser sur leur chemin cette fois-ci, un homme de loi, dont les valeurs d’intégrité, d’humilité, d’exemplarité, d’intelligence, de savoir-être, de savoir-faire et de savoir-faire faire, forcent respect et admiration.

« Sans les vraies valeurs, une démocratie n’est qu’une confédération de fous » proclamait si justement Corazon Aquino, Présidente des Philippines de 1986 à 1992. Valeurs qui ont fichu le camp dans notre magnifique pays depuis 1982, alors même que le papy-tyran parlait de « rigueur et moralisation ». Quel enfumage !

Jean-Marc ELA nous avertissait déjà en 1998, par ces mots : « Le Cameroun semble échapper à toute catégorie de l’entendement. Ce qui arrive à ce pays relève de « l’inimaginable », de « l’incroyable », et de « l’impossible ». Tout se passe, en définitive, comme si sous le règne de M. Paul BIYA, le Cameroun tout entier avait basculé dans le « hors-norme », la « déraison » ou la « folie ». C’est à cause de cela que nous nous retrouvons aujourd’hui dans le dilemme ivoirien et gabonais, (toujours l’Afrique francophone) dont l’issue risque de causer beaucoup de torts aux Camerounais, à cause de son égoïsme et de sa délinquance sénile démesurés.

Le vrai leader n’use pas de la fraude électorale, la manipulation des usurpateurs ou la duperie du pain-sardine. Il n’utilise presque jamais le pouvoir lié à son statut. Car le vrai leader dirige fondamentalement par l’autorité inhérente à sa légitimité. Or BIYA BI MVONDO Paul Barthélémy fut un président illégitime depuis 1992. Et si nos élections étaient vraiment libres, transparentes et démocratiques, il aurait été sans aucun doute un outsider.

Ceux qui comme lui sont cruellement en mal d’autorité, succombent facilement à la tentation d’exercer un pouvoir totalitaire. Cependant « la pire rançon du pouvoir » nous met en garde CHEVROT, « est la faculté d’en abuser ». Ce qui ne fit donc pas du Cameroun sous BIYA BI MVONDO, un État de Droit, à cause de son despotisme et son népotisme à outrance.

Finalement, je fais mienne cette assertion d’AKONGA ESSOMBA : « le vrai pouvoir ignore la violence. Le vrai pouvoir construit la paix. Le vrai pouvoir promeut le développement de l’homme entier. » Ce que ces 36 dernières années ne nous ont pas apportées. Alors, Camerounais de tous horizons, levons-nous et résistons farouchement au honteux hold-up électoral de la gérontocratie, même contre leurs armées s’il le faut…

Ongola le 26 octobre 2018

Nyëbë Edoa

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Un commentaire

  1. PREAMBULE
    J’ai lu votre article et il est remarquable de part sa qualité. Je me suis donné un peu de temps à la réflexion avant de vous adresser cet email.
    Je suis un camerounais de la diaspora et je m’intéresse de très près à ce qui se passe au Cameroun depuis les élections 2018 qui se sont soldées par la victoire réelle de Monsieur KAMTO, malgré les falsifications de toutes sortes du régime dictatorial et médiocre de Mr BIYA. De ce fait; KAMTO est l’autorité LEGITIME et la caution MORALE des Camerounais.
    Je ne suis pas un membre d’un quelconque parti, je suis juste pour le changement, un vrai changement permettant au Cameroun de vraiment démarrer; après 60 ans de dictature (ahidjo et biya). Ces 2 personnes sont rentrées dans les POUBELLES de l’histoire du Cameroun. Les débats lors du contentieux électoral ont montré au monde que le Cameroun avait des talents. Malheureusement, ceux-ci sont soit muselés, soit obligés de fuir le Cameroun (comme moi qui vous écris).

    CONTEXTE ET PROBLEME
    Le Cameroun est aujourd’hui dans une impasse politique. Mr BIYA a décidé de mourir au pouvoir coûte que coûte afin, d’une part, d’avoir des obsèques nationales, d’autre part de protéger toute la masse considérable d’argent qu’il a pillée au Cameroun depuis 40 ans. Certains organismes américains sérieux parlent de milliards de dollars américains que Biya a pillé au Cameroun. Sa progéniture est ainsi assurée sur au moins 40 générations. Pour garantir cet argent pillé, Mr BIYA dépense des sommes colossales du contribuable Camerounais pour acheter l’armée, le BIR, la police….qui s’empresseront de le remplacer par une autre personne des leurs qui garantira les intérêts de Biya. Le peuple Camerounais n’aura ainsi que ces yeux pour encore pleurer pendant xxx temps. Le Cameroun n’est ni un état de loi, ni un état de droit. L’arrestation du candidat élu par le peuple, Mr KAMTO, récemment en est un exemple. Biya a déployé l’armée sur tout le territoire camerounais pour tuer toute vélléité de protestation. Devant cette situation, que faut-il faire ?

    LA SOLUTION
    Comme je l’ai dit, le Cameroun n’est ni un état de droit, ni un état de loi. Le Cameroun est une dictature militaire. Devant un tel schéma, la résistance que prône certains ne peut pas marcher. Il faut organiser une révolution dans tout le Cameroun. Le Cameroun étant un pays à plusieurs ethnies, je sais qu’il est difficile de réunir tout le monde. Mon idée est la suivante : arriver à réunir dans chaque ville un nombre important de personnes pour descendre dans la rue malgré les menaces et intimidations de Biya. Au moins 500.000 personnes dans chaque ville.
    Pour le faire :
    (1) il faut mettre en place un gouvernement de transition ou d’intérim comme l’ont fait les anglophones
    (2) Créer un nouvel hymne national camerounais avec les noms des vrais héros. Cet hymne a d’ailleurs déjà été créé. Je l’ai vu sur Youtube.
    (3) nommer des responsables des 10 régions (des personnes intègres et prêtes à mourir pour la liberté)
    (4) utiliser les canaux de communications sécurisés (même s’il faut payer le prix fort)
    (5) lancer un appel national et international des fonds (rien que la diaspora pourra vous assurer 200 milliars de fcfa au moins) pour faire fonctionner ce gouvernement
    (6) se doter d’une milice de mercenaires bien entraînée (1000 personnes) avec des équipements haute technologie
    (7) promettre à la France que leurs intérêts seront préservés
    (8) Coordonner tout cela et lancer la grande marche, même en cas de refus des préfets.
    (9) La milice de 1000 mercenaires répartie sur les 10 régions attendra le coup d’envoi pour une attaque en force (si l’armée commence à tirer sur les camerounais)

    Voilà ce qui fera partir Biya et son régime. Les voies dites de droit ne marcheront jamais.

    Ne laissons pas Biya mourir au pouvoir. C’est son rêve. Chassons le comme Moboutu a été chassé.

    Je n’ai pas de contact avec l’équipe de Mr KAMTO. Vous les avez peut être.

    Vous avez certainement une aura nationale et internationale très grande. S’il vous plait, prenez compte de ce que je viens de vous présenter, discutez en autour de vous. Je n’ai donné ici que les grands axes de lutte pour le vrai chassement de Biya. Elaborez-y une stratégie et appliquez là.

    Avec tous mes respects.

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