LE VRAI MOTIF DE L’INCARCÉRATION DE MIMI MEFO SE TROUVE AILLEURS.

Mimi Mefo doit être libérée immédiatement. Telle est ma position.

Au-delà de cette exigence non négociable, qu’il me soit permis de m’interroger sur la succession des affaires qui ont émaillé notre quotidien ces derniers jours.

Aucun régime n’a intérêt à se faire hara-kiri notamment au lendemain d’une prestation de serment intervenue à la suite d’une élection fortement contestée. Même pas les régimes de type stalinien. Je reste convaincu que Mimi Mefo n’aurait pas été choisie au hasard. Elle est la première d’une liste de journalistes préétablie, si l’on s’en tient aux déclarations de certains responsables des syndicats de journalistes. Elle est une femme. Elle est une journaliste en service dans un grand groupe de presse dont la popularité et la notoriété sont reconnues. Bien plus elle est journaliste d’investigation qui mène ses enquêtes dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest. Connaissant les méthodes du régime, elle constituait une des cibles idéales pour faire diversion en cas de difficulté. Créer ou balancer une nouvelle affaire pour tenter de tuer une autre qui est potentiellement explosive pour le système, a toujours été érigé en mode de gestion de crise par le régime de M. Biya

Vu sous cet angle, l’incarcération totalement injustifiée de l’excellente journaliste Mimi Mefo participe manifestement d’une stratégie de diversion planifiée pour dissiper de la conscience nationale les revendications post-electorales ainsi que la ténébreuse affaire des 79 otages libérés dans le nord-ouest qui n’a pas encore fini de livrer ses secrets. Le temps imparti entre la prise d’otages et leur libération sera consigné dans le livre Guiness des records. Il ne faudrait surtout pas perdre de vue que si à la suite d’une enquête indépendante, cette prise d’otage s’avérait être de la pure construction, cette affaire fera tomber 20 fois la République du fait de la tectonique politique internationale que cela produira. Les différentes prises d’otages observées depuis l’apparition de la secte Boko Haram pourraient ainsi être remises en question par tous nos partenaires dans la lutte contre l’insécurité. L’image de ce régime s’enfoncera définitivement dans les égouts de la coopération internationale en matière de sécurité.

Les tenants du régime savent très bien que l’affaire Mimi Mefo constitue une tâche noire indélébile en ce début de septennat. En même temps ils sont certainement conscients de ce que cette diversion constitue le moindre mal au vu des dossiers noirs potentiellement explosifs

qu’ils ont du mal à rendre digestes en ce début de septennat.

Le fait de nous battre énergiquement pour obtenir la libération de Mimi Mefo – ainsi que de plusieurs autres journalistes qui sont dans le viseur d’une justice aux ordres à l’instar de Joseph Olinga – ne devrait en aucun cas nous faire passer par pertes et profits d’autres scabreuses affaires pour lesquelles ils veulent justement entretenir la diversion. C’est justement le piège à éviter.

Par Jean Michel NINTCHEU

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Un commentaire

  1. J’ai lu votre article et il est remarquable de part sa qualité. Je me suis donné un peu de temps à la réflexion avant de vous adresser cet email.
    Je suis un camerounais de la diaspora et je m’intéresse de très près à ce qui se passe au Cameroun depuis les élections 2018 qui se sont soldées par la victoire réelle de Monsieur KAMTO, malgré les falsifications de toutes sortes du régime dictatorial et médiocre de Mr BIYA. De ce fait; KAMTO est l’autorité LEGITIME et la caution MORALE des Camerounais.
    Je ne suis pas un membre d’un quelconque parti, je suis juste pour le changement, un vrai changement permettant au Cameroun de vraiment démarrer; après 60 ans de dictature (ahidjo et biya). Ces 2 personnes sont rentrées dans les POUBELLES de l’histoire du Cameroun. Les débats lors du contentieux électoral ont montré au monde que le Cameroun avait des talents. Malheureusement, ceux-ci sont soit muselés, soit obligés de fuir le Cameroun (comme moi qui vous écris).

    CONTEXTE ET PROBLEME
    Le Cameroun est aujourd’hui dans une impasse politique. Mr BIYA a décidé de mourir au pouvoir coûte que coûte afin, d’une part, d’avoir des obsèques nationales, d’autre part de protéger toute la masse considérable d’argent qu’il a pillée au Cameroun depuis 40 ans. Certains organismes américains sérieux parlent de milliards de dollars américains que Biya a pillé au Cameroun. Sa progéniture est ainsi assurée sur au moins 40 générations. Pour garantir cet argent pillé, Mr BIYA dépense des sommes colossales du contribuable Camerounais pour acheter l’armée, le BIR, la police….qui s’empresseront de le remplacer par une autre personne des leurs qui garantira les intérêts de Biya. Le peuple Camerounais n’aura ainsi que ces yeux pour encore pleurer pendant xxx temps. Le Cameroun n’est ni un état de loi, ni un état de droit. L’arrestation du candidat élu par le peuple, Mr KAMTO, récemment en est un exemple. Biya a déployé l’armée sur tout le territoire camerounais pour tuer toute vélléité de protestation. Devant cette situation, que faut-il faire ?

    LA SOLUTION
    Comme je l’ai dit, le Cameroun n’est ni un état de droit, ni un état de loi. Le Cameroun est une dictature militaire. Devant un tel schéma, la résistance que prône certains ne peut pas marcher. Il faut organiser une révolution dans tout le Cameroun. Le Cameroun étant un pays à plusieurs ethnies, je sais qu’il est difficile de réunir tout le monde. Mon idée est la suivante : arriver à réunir dans chaque ville un nombre important de personnes pour descendre dans la rue malgré les menaces et intimidations de Biya. Au moins 500.000 personnes dans chaque ville.
    Pour le faire :
    (1) il faut mettre en place un gouvernement de transition ou d’intérim comme l’ont fait les anglophones
    (2) Créer un nouvel hymne national camerounais avec les noms des vrais héros. Cet hymne a d’ailleurs déjà été créé. Je l’ai vu sur Youtube.
    (3) nommer des responsables des 10 régions (des personnes intègres et prêtes à mourir pour la liberté)
    (4) utiliser les canaux de communications sécurisés (même s’il faut payer le prix fort)
    (5) lancer un appel national et international des fonds (rien que la diaspora pourra vous assurer 200 milliards de fcfa au moins) pour faire fonctionner ce gouvernement
    (6) se doter d’une milice de mercenaires bien entraînée (1000 personnes) avec des équipements haute technologie
    (7) promettre à la France que leurs intérêts seront préservés
    (8) Coordonner tout cela et lancer la grande marche, même en cas de refus des préfets.
    (9) La milice de 1000 mercenaires répartie sur les 10 régions attendra le coup d’envoi pour une attaque en force (si l’armée commence à tirer sur les camerounais)

    Voilà ce qui fera partir Biya et son régime. Les voies dites de droit ne marcheront jamais.

    Ne laissons pas Biya mourir au pouvoir. C’est son rêve. Chassons le comme Moboutu a été chassé.

    Je n’ai pas de contact avec l’équipe de Mr KAMTO. Vous les avez peut être.

    Vous avez certainement une aura nationale et internationale très grande. S’il vous plait, prenez compte de ce que je viens de vous présenter, discutez en autour de vous. Je n’ai donné ici que les grands axes de lutte pour le vrai chassement de Biya. Elaborez-y une stratégie et appliquez là.

    Avec tous mes respects.

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