NE SOYONS PAS LES ADEPTES DE L’INDIGNATION SÉLECTIVE

Oui! Ne soyons pas les adeptes de l’indignation sélective.

Je félicite la mobilisation des Hommes de tout bord qui se mobilisent pour crier haro sur le baudet depuis que la journaliste de Équinoxe TV et radio MIMI MEFO TAKAMBOU a été écrouée à la prison de New Bell à Douala. À travers cette indignation le monde entier suit sur son cas. Je me souviens encore lors d’une réunion avec un responsable de l’Union Européenne il évoquait le problème de cette brillantissime Journaliste en nous confiant qu’il a appris cela grâce aux réseaux sociaux. Cela démontre à suffisance qu’en un seul clic on peut ameuter le monde et faire bouger les lignes.

Sauf que MIMI MEFO TAKAMBOU n’est pas la seule dans cette situation. Celui qui a ouvert le bal de ce musellement des journalistes au Cameroun c’est Michel BIEM TONG, cyberjournaliste promoteur du site web hurinews et défenseur des prisonniers politiques arbitrairement arrêté dans la journée du 23 octobre 2018 est séquestrébdans des conditions épouvantables, dans une caserne militaire, au Service Central des Recherches Judiciaires (SCRJ) du Secrétariat d’Etat à la défense (Sed) chargé de la gendarmerie nationale. Ce cyber-journaliste qui a fait une série d’articles pour dénoncer les multiples exactions de l’armée camerounaise dans les zones anglophones du Cameroun, est poursuivi pour « apologie du terrorisme et incitation à l’insurrection », et risque la peine de mort prévue à l’article 2 de la Loi N° 2014/028 du 23 décembre 2014 portant répression des actes de terrorisme. Au lieu de le défendre, j’ai vu certains hommes de médias mendiants et gloutons se réjouir de son arrestation. À côté de lui nous avons le journaliste Gustave Flaubert KENGNE, directeur de Publication du journal « Orientation Hebdo », écroué à la Prison centrale de Bafoussam à la suite d’une ordonnance de mise en détention provisoire du 29 octobre 2018 du juge d’instruction N°1 au tribunal militaire de Bafoussam, le Capitaine-Magistrat Daniel NDONGO ATEBA, agissant sur ordre. Le crime de Gustave c’est d’avoir produit une série d’articles sur de nombreux cas d’abus et de violations des droits de l’homme dans cette partie du territoire camerounais. Il enquêtait sur les fraudes massives ayant émaillé le dernier scrutin présidentiel au Cameroun et s’opposait ouvertement au holdup électoral de trop du régime Biya. Aujourd’hui il est inculpé de « Participation à des hostilités contre la patrie »,

et risque la peine de mort au terme de l’article 102 (a) de la loi N° 2016/007 du 12 juillet 2016 portant du Code pénal.

NOTRE SENSIBILITÉ DOIT S’ÉMOUVOIR DEVANT CES DEUX AUTRES CAS QUI MEURENT HORS DU FEU DE PROJECTEUR AFIN QUE LE MONDE ENTIER SOIT AU COURANT

IL PLEUT SUR TOUS LES TOITS!

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