Le sinistre Jean Fochivé

Seule la prononciation de son nom faisait perdre le sommeil à plus d’un. C’est l’histoire du policier le plus craint de l’histoire du Cameroun. Il avait les yeux et les oreilles partout.

Jean Fochivé est un haut fonctionnaire et homme d’état camerounais. Né en 1931 et mort en avril 1997.

Jean Fochivé Féwou, né Aboubakarim Fochivé Fokou est originaire du Noun, à l’Ouest du Cameroun. Il est né en 1931.

Il est connu pour avoir été le premier policier du Cameroun. Il a aussi dirigé les services du renseignement camerounais; le CENER. Il entre dans la fonction publique camerounaise vers 20 ans. À partir de décembre 1961 jusqu’en 1971, Fochivé a été chef de département au Service d’Études et de la Documentation (SEDOC), chargé de la sécurité présidentielle. En tant que directeur de la sécurité présidentielle, il était à la tête de la garde républicaine avec poste de commandement militaire à la présidence. En 1971, Fochivé a été relevé de ses fonctions de directeur de la sécurité présidentielle, mais a maintenu sa position de directeur du SEDOC, qui deviendra Direction Générale d’Études et de la Documentation (DIRDOC). Il y a servi jusqu’en 1983 et avec l’arrivée de Paul Biya, il a été nommé ambassadeur en Chine. En avril 1989, le président Paul Biya l’a renommé au poste de Chef du service du renseignement au Centre National des Études et des Recherches (CENER) (devenu Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) après 1984). Fochivé devint plus tard Délégué général pour la sécurité nationale, où il est resté jusqu’en 1996.

Chef de la police politique camerounaise depuis le lendemain de l’indépendance, il était craint des Camerounais pour la réputation d’avoir réprimé les maquis des Grassfields et sa lutte acharnée contre l’UPC dans les années 1960. En période de crise sociale, les 2 présidents Ahidjo et Biya ont toujours fait appel à ses services pour ramener l’ordre et la sécurité avec un certain succès.

Accusé d’entretenir des relations avec des escrocs camerounais à l’étranger, il perd la confiance de Paul Biya qui le démet de ses fonctions en 1996. Il décède à Yaoundé en avril 1997.

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