FACE À FACE MORTEL EN AMBAZONIE

Ayah Ayah, coordinateur de la foundation qui porte son nom, raconte sa rencontre mortelle avec les combattants « ambaboys » lorsqu’il se rendait avec les membres de sa fondation au Nigeria pour porter assistance aux déplacés de la guerre de Paul Biya.

Message original traduit :

« Face a Face avec le ‘ADF’ ! 

Le 22 décembre 2018, alors qu’elle se préparait à venir en aide à certaines victimes de la guerre qui sévit dans les régions anglophones, l’équipe de la fondation Ayah est tombé nez à nez avec des combattants de l’ADF lourdement armée quelque part dans la zone « Nord ».

Cette rencontre a traumatisée toute mon équipe.

NB: Nous présumons qu’ils étaient des ADF d’après l’inscription ADF sur les t-shirt qu’ils arboraient.

Notre véhicule a été stoppé par eux et j’ai été soumis à une fouille minutieuse.

Nous venions à peine de passer un précédent point de contrôle ambaboy où j’ai failli me faire abattre.

La «douceur» et la « gentillesse » de ce groupe en particulier, associer au calme effrayant de ses membres tous lourdement armés, nous a tous mis en alerte.

Après la fouille, le choc a eu lieu.

Leur « chef » s’est excusé pour le traitement « spécial » réservé à ma personne, puis a demandé gentiment l’un de mes téléphones, insistant sur le fait qu’il ne pouvait pas arracher le téléphone bien que lui et ses soldats soient lourdement armés et pouvaient nous faire n’importe quoi.

Cette phrase était un « choc »; une phrase qu’il a répété trois fois, ajoutant que je ne devrais pas agir sous la contrainte.

Même avec des armes à feu et d’autres munitions contre notre équipe sans défense, il a choisi de négocier avec moi pour mon téléphone portable et n’a jamais choisi de recourir à la force ou d’utiliser son arme pour prendre le dessus sur moi.

Son insistance alors qu’il plaidait durait environ dix minutes, tandis que je le suppliais également de comprendre l’importance de mes deux téléphones pour la fondation; un outil de travail.

Le « chef » des ADF a cédé et a averti l’ensemble de son équipe de ne pas perturber notre mission humanitaire auprès des personnes vulnérables, victimes de la guerre en cours et nous a même escorté jusqu’à à la frontière.

Cette rencontre avec les ambaboys de l’ADF était un « choc» pour moi. »

* Ayah Humanitarian * 

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