CENTRAFRIQUE : L’ARMÉE ET LES MINUSCA VAINCU ET CHASSÉ DE BANKOUMA

Face aux grandes difficultés de réception d’informations crédibles sur Bakouma, et de possibilité de les quérir, l’intoxication gouvernementale prend le relais pour combler les vides, et faire « fuiter » ce qui n’existe pas : à savoir transformer une complète déroute militaire en une prétendue glorieuse victoire.

Il n’y a jamais eu de contre offensive victorieuse des FACA à Bakouma contre le duo Séléka (UPC-FPRC). La ville est toujours sous le total contrôle de ces derniers.

Une fausse information qu’imprudemment LNC a reprise. Et nous en sommes désolés. Ce n’était juste qu’une propagande instillée par des agents d’intoxication de l’information d’une cellule de pollution, mise en place apprenions-nous, au palais de la Renaissance à Bangui par TOUADERA lui-même. Fidèle GOUANDJIKA, l’âme damnée de tous les sales coups en serait une des têtes de pont.

La dite cellule alimente en fausses informations des journaux à Bangui comme « Le Potentiel », ou des blogueurs corrompus comme Yannick Nalimo (Kangbi-Ndara), afin d’assurer une propagande pro gouvernementale de bon aloi, pro russe et anti occidentale, avec la France le plus possible dans le collimateur.

« Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit. »

~Joseph GOEBBELS, en 1933, au lendemain de l’incendie du Reichtag !

LA FUITE DES CASQUES BLEUS

A L’arrivée des Sélékas, le contingent marocain sur place avait tenté de négocier avec les assaillants, quitte à leur « faire une place » dans la ville. Refus catégorique d’Abdoulaye Issène.

De là, repli des casques bleus, au grand dam des FACA prêts à en découdre pour ne pas céder la ville aux envahisseurs.

48h plus tard, les marocains sortent de leur confinement, et en accord avec les autorités de la ville, retentent de nouer le dialogue avec les Séléka.

Rendez-vous est donné à l’entrée de la ville. Mais les Sélékas ne s’y rendront pas. Dépêchant juste un émissaire pour faire savoir aux « Minusca » de « dégager ».

A partir de là, les casques bleus décident de se retirer à Bangassou, afin disent-ils « de former un corps expéditionnaire plus conséquent avec ceux de là bas. »

Mais pour la population de Bakouma, abandonnée, et ne sachant plus à quel saint se vouer (et pourtant dans ce pays, on en prie des saints), c’est tout simplement de la fuite.

Et avec tout ce qu’elle a pu pour faire barrage aux « fuyards », elle s’est opposée.

Avec au moins 17 morts et 8 blessés, essentiellement en brousse, (des chiffres confirmés par des notables de Bangassou à la presse) elle a déjà payé un lourd tribut.

Aussi le discours propagande de la MINUSCA à Bangassou, parlant d’aller renforcer sa position à Bakouma ne convainc personne.

Car si ce fut, pourquoi le contingent déjà sur place tente-t’il alors de s’enfuir pour la rejoindre ?

Parce que la vérité est toute autre.

Pour un membre de l’état-major du FPRC :« Les Minusca ont bien fui, et on a dégagé les Faca qui étaient au niveau de Bakouma ».

De fait, les FACA ont été contraint de « faire du pique-nique à l’entrée de la ville, à 10 km.

D’un rapport interne de l’ONU dont LNC a eu copie : « Le FPRC a indiqué dans un communiqué, son intention d’établir une base permanente à Bangassou pour nettoyer la zone des éléments Anti-Balaka et des Faca, après avoir affirmé qu’ils harcelaient la population locale ».

Bakouma ne serait alors qu’une tête de pont pour d’autres conquêtes.

Mais la population de la ville ne cède pas. Et même si encore malhabile, elle est en train d’organiser sa défense par elle-même.

C’ÉTAIT POURTANT PRÉVISIBLE

Comme déjà rapporté par LNC, Gabin Dieudonné Mboli Fouefele, le député de Bakouma n’a cessé d’alerter les autorités depuis la mi-décembre, de l’imminence d’une attaque de sa circonscription électorale :

« Nous avons alerté les autorités de Bangui pour éviter l’attaque de Bakouma. [….] Aucune autorité n’a prêté attention à nos messages. C’est toute une ville qui est abandonnée à l’ennemi ».

Selon toujours le député, « il y a eu encore beaucoup de morts, des maisons et des greniers incendiés, ainsi que des déplacements massifs de personnes en brousse et dans les localités voisines, lors d’une nouvelle attaque survenue hier Dimanche. »

D’autres violences toujours à redouter. Car toute la zone autour de Bangassou, et Bangassou elle-même est sous la coupe de milices Anti-Balaka depuis 2017. Ce qui la rend hors contrôle et très dangereuse pour les populations civiles.

L’offensive déjà planifiée des UPC-FPRC sur Bangassou, aura pour but de « nettoyer » la zone des Anti-Balaka.

Les MINUSCA préférant tenter de négocier, ne s’y opposeront pas. Quant aux FACA, en nombre insuffisant et mal armés, ils se feraient balayer dans un carnage.

En attendant, les Séléka harcèlent volontairement les populations à Bakouma et dans les villages autour, en mode de chantage, pour que les casques bleus et les FACA évacuent complètement l’espace. Bakouma n’étant située qu’à une centaine de km de Bangassou.

Eve MALONGA

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