L’INSURRECTION POPULAIRE N’A PAS NÉCESSAIREMENT BESOIN D’UN LEADER POUR RÉUSSIR

Certains peureux répondent toujours aux appels pour descendre dans la rue par: «Qui sera devant pour que nous le suivions?».

Je leur répond sèchement par cette question: les Anglophones camerounais, les Burkinabè, les Tunisiens ou les Égyptiens suivaient quel leader?

NE SAVEZ-VOUS PAS QUE LE RÉGIME AHIDJO-BIYA, DEPUIS SES ASSASSINATS DES LEADERS DE L’UPC, SON GÉNOCIDE DES BASSA ET DES BAMILÉLÉ, LES VILLES MORTES DES ANNÉES 1990, LE MOUVEMENT DE FÉVRIER 2008, ET LA CRISE DEVENUE GUERRE ANGLOPHONE, A POUR STRATÉGIE PRINCIPALE DE CASSER LES LEADERS, PAR LA MORT, L’EMPRISONNEMENT ET LA CORRUPTION, AFIN DE DÉTRUIRE LEURS MOUVEMENTS POPULAIRES?

POUR MENER LEUR INSURRECTION JUSQU’À LA VICTOIRE, LES CITOYENS N’ONT PAS BESOIN DE LEADERS OFFICIELLEMENT CONNUS.

Manifestation insurrectionnelle des burkinabè les 30-31 octobre 2014

Descendre dans la rue est un acte de patriotisme, et non pas celui de suivre un leader.

Tu ne descends par dans la rue derrière quelqu’un, derrière un leader.

Tu descends dans la rue parce que tu assumes tes responsabilités du citoyen debout qui défend ses droits, sa famille, sa communauté, son peuple et son pays.

Car dans la rue, tu es appelé à prendre des initiatives, à émettre des idées, à faire adopter par les autres les meilleures stratégies, à lutter, à montrer le bon exemple et le bon chemin dans la lutte populaire contre la dictature en place.

Le peuple est le souverain et tu dois personnellement exercer ta part de souveraineté durant l’insurrection populaire.

Les citoyens qui descendent dans la rue sont chacun des leaders, des patriotes, des gens qui aiment tellement leur cher et beau pays le Cameroun qu’il peuvent donner leur propre vie pour le sauver.

Manifestation insurrectionnelle des camerounais anglophones à Bamenda le 22 septembre 2017.

La lutte populaire a pour but d’enlever le Cameroun et son peuple des griffes maudites du régime françafricain corrompu et terroriste de Paul Biya, par la force populaire.

Car si ce régime continue à s’accrocher au pouvoir par la force armée, les mensonges, le vol et la terreur, des millions de camerounais et camerounaises vont mourir et les fortunes du Cameroun continueront de s’envoler vers l’étranger pour ne laisser au pays que pauvreté et terreur durant les prochaines années.

Le droit du peuple camerounais à renverser le mauvais gouvernement par tous les moyens, pacifiques comme de force, est internationalement reconnu à tout peuple.

C’est le droit à l’autodétermination des peuples reconnu par l’ONU, c’est le droit du peuple à porter les armes et à former les milices reconnu par les Etats-Unis (Deuxième amendement de la Constitution), c’est le droit du peuple à l’insurrection contre tout mauvais gouvernement, exercé ces derniers jours par les Gilets Jaunes, et qui dit:

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » (Article 35 de la constitution montagnarde de la France du 24 juin 1793).

Les gouvernements des grands pays démocratiques respectent leurs peuples parce qu’ils savent que leurs peuples peuvent s’insurger et les renverser du pouvoir, parce que les citoyens de ces pays connaissent et défendent leurs droits a l’insurrection.

Dans la civilisation africaine, le mauvais roi était tué de diverses manières, en se suicidant en Égypte antique et chez les anciens Yoruba, ou en étant suicidé par les notables, très souvent parce qu’il n’apportait pas la prospérité attendue par la communauté des gouvernés.

Les saintes Écritures réservent le même sort aux mauvais dirigeants, aux rois et princes appelés «bergers»:

«Vous avez dispersé Mes brebis, vous les avez chassées, vous n’en avez pas pris soin; voici, Je vous châtierai à cause de la méchanceté de vos actions, dit Yahweh» (Jérémie 23:2)

Sortez de la logique que les dictateurs ont implantée dans vos têtes, selon laquelle tout ce que le citoyen doit faire, il doit le faire en suivant un leader.

La révolte populaire est le contraire: tout citoyen est un leader pendant l’insurrection populaire.

L’insurrection n’a pas besoin de leaders officiellement connus pour avancer.

Dans une insurrection populaire, chaque citoyen est indépendant, un leader qui défend ses droits, sa famille, sa communauté, son peuple et son pays.

Un citoyen manifestant et activiste n’ecoute pas et ne lit pas la bavardologie des sardinards et des apotres du tribalisme diviseur du peuple, ainsi que les mensonges et manipulations de la dictature dans les media locaux et les reseaux sociaux pendant l’insurrection populaire.

Ndzana Seme, 12/01/2019.

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