SASSOU NGUESSO – 40 ANS DE DICTATURE.

5 Février – Le PCT célèbre sans gêne sur Télé Congo, 40 ans de dictature, de manipulation, de sang et de pauvreté du Peuple

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Les esprits errants du PCT ont envahi depuis quelques jours Télé Congo pour célébrer les 40 ans d’accession au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, en énonçant des mensonges historiques.

Nous allons rétablir les vérités que les barons du PCT font mine d’ignorer, et que le Peuple connaît parfaitement.

Le processus d’accession de Denis Sassou Nguesso au pouvoir n’a pas débuté le 5 Février 1979, mais plutôt le 18 Mars 1977.

L’assassinat du Président Marien NGOUABI, le 18 Mars 1977, a permis l’ascension au pouvoir d’une anomalie politique et historique : le « gang » du CMP (comité militaire du parti).

La junte militaire du CMP, constituée de 11 officiers militaires, essentiellement originaires de la Cuvette, exerça le pouvoir de manière radicale et extrémiste de Mars 1977 à Mars 1979.

Au macabre actif du CMP, il y a eu des procès expéditifs, exécutions, assassinats de nombreuses personnalités et témoins: Cardinal Emile Biayenda, Président Massamba – Débat, Kikadidi, Kimbouala Nkaya, Martin Mizele, Ndoudi Nganga, Samba Dia Nkoumbi, etc.

Le « gang » du CMP exerça une trop forte pression sur les structures sociales et éthique du pays, le conduisant inéluctablement vers sa dislocation et sa chute à partir du Mouvement du 5 Février 1979.

Denis SASSOU NGUESSO fut le n°2 du « gang » du CMP (comité militaire du parti) contrôlant toutes les institutions stratégiques du pouvoir, il sollicita de nouveau THYSTERE TCHICAYA pour renverser YHOMBI du pouvoir exercé radicalement depuis le 5 Avril 1977. Avec le soutien de THYSTERE et de l’aile gauche du parti, SASSOU est fait président du Comité préparatoire des assises du 3ème Congrès extraordinaire du PCT, fixé au 26 Mars 1979.

En conséquence, le « gang » du CMP remit les pleins pouvoirs jadis reçus par simple délégation du Comité central lui-même. En tant que président du comité préparatoire, Denis SASSOU NGUESSO se trouvait en position politique favorable, pour influencer les choix des membres, officialiser les alliances politiques avec l’aile gauche et augmenter sa clientèle politique.

En même temps que l’éviction de l’aile droite du parti, les alliés de SASSOU NGUESSO combattirent ceux de THYSTERE TCHICAYA, en recourant à une tactique d’intimidation militaire. La force armée reprenait son rôle de puissance politique décisive. Toutes les conditions étaient réunies pour la victoire de SASSOU NGUESSO au Congrès de Mars 1979.

Avec l’arrivée de Denis SASSOU NGUESSO au pouvoir, un processus de normalisation constitutionnelle fût aussitôt accompli. De nouvelles élections seront par la suite organisées le 8 Juillet 1979, pour assurer la légitimité du nouveau régime. Il s’agit des élections législatives et du Référendum constitutionnel.

La Constitution adoptée par Référendum le 8 Juillet 1979, à 97% des suffrages exprimés renforce les pouvoirs exécutifs et législatifs. Elle augmente le nombre de députés de 115 à 153, afin de mieux refléter la réalité sociale. Cette augmentation fut accompagnée par une réduction des pouvoirs de l’Assemblée.

Le Président de la République, élu pour un mandat de cinq ans par le congrès du PCT, est à la fois le président du Comité central du parti et Chef de l’Etat. Il est censé incarner l’unité nationale, assure le respect de la Constitution et la meilleure marche des institutions. Le gouvernement est l’institution suprême du corps exécutif.

La Constitution de 1979 marquait un retour, à une moindre mesure, au système électoral et à une autorité décentralisée.

L’accession de SASSOU NGUESSO à la magistrature suprême marqua un virage à gauche et un retour à la ligne progressiste tracée par Marien NGOUABI.

Le PCT était décrit comme un parti prolétarien guidé par des principes marxiste-léniniste devant conduire les Congolais vers la libération nationale et la pratique du socialisme scientifique.

En réalité, l’idéologie servit de subterfuge à des politiques de clochardisation du peuple, de domination et d’enrichissement d’un clan ethnique.

Le système de purge mina l’unité du parti, et le recours aux arrestations arbitraires, aux méthodes staliniennes des procès politiques et à l’autoritarisme politique du régime accélère l’implosion du pouvoir.

Outre son important dispositif coercitif, le régime Sassou 1 tira sa stabilité d’un quadrillage policier total de la population, empêchant toute expression hors toutes les organisations de masse affiliées au parti unique. Le PCT devient une grosse machine qui aura ses propres rites de vigilance et de purification.

La disposition d’une sécurité d’Etat verrouillée permet au régime de conduire la dictature du prolétariat sans faille jusqu’à la contradiction.

La capacité de SASSOU NGUESSO à maintenir son contrôle sur l’appareil de l’Etat provenait entre autre des importants moyens économiques dont il disposait, pour la redistribution corruptive au sein de l’élite nationale, pour des captages efficaces et pour l’entretien de l’appareil bureaucratique.

Les concepts « d’Oyocratie et Mbochisation » ont été développés lors de la Conférence Nationale Souveraine de 1991, pour désigner les méthodes de gestion du pouvoir de Denis SASSOU NGUESSO de 1979 à 1991.

La prise de pouvoir de SASSOU NGUESSO est apparue comme l’intensification de la domination d’un clan tribal au pouvoir depuis 1968. La dynamique politique et le développement du capital économique et culturel se fit autour de la Mbochisation dans l’imaginaire collectif. Pour THYSTERE TCHICAYA, le président SASSOU NGUESSO est tombé du pouvoir en 1991, non pas pour des questions de doctrines politiques, mais parce qu’il représentait aux yeux des Congolais, le clan d’Oyo, « cherchant à s’enrichir du bien de tous les autres ».

De 1980 à 1983, le Congo connaît une période de prospérité avec le second boom pétrolier. Le gouvernement SASSOU NGUESSO établit un plan quinquennal à partir de 1982. Ce plan estimé à partir de 1 500 milliards de FCFA, fut par la suite réévalué à 3 000 milliards de FCFA pour cause de systèmes de pots de vin et de corruption. Le pays s’affichait au « meilleur palmarès » de l’endettement.

Le choc pétrolier de 1986 aura des conséquences catastrophiques pour le pays : fermeture d’usines, chômage, arrêt des programmes d’équipement.

Au-delà de cette situation de crise générale, la jeunesse Congolaise avait commencé à se mobiliser et à contester de façon massive l’oligarchie marxiste et clanique du régime au pouvoir. La contestation des jeunes (lycéens, étudiants et diplômés sans emploi) se réalise à travers des grèves, des pamphlets et des autres formes de tracts. Ce qui donnera la force aux syndicalistes de déclencher les mouvements sociaux qui vont s’en suivre.

Durant cette période, le climat reste défavorable au PCT avec d’importantes mobilisations dans différents secteurs sociaux qui enclenchent un processus de grève générale. C’est la première épreuve de force que SASSOU NGUESSO ressent depuis son arrivée au pouvoir en 1979. Ces grèves permirent l’émergence d’un grand nombre d’acteurs politiques potentiels.

La contestation politique vise directement le président SASSOU NGUESSO et sert d’alibi pour le forcer à démissionner. Le PCT implosa par l’action conjuguée de divers agents internes. Les fractions dominées du PCT et celles exclues du monopartisme ne cachent pas leur ressentiment à l’égard de la fraction hégémonique ethnocentrée du PCT.

La Génération Consciente du Congo (GCC)

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