SEXE, DROGUE, ALCOOL ET TAXAGE AU SEIN DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES

Le phénomène devient inquiétant dans nos lycées et collèges. Il y a deux mois, nous vous parlions du cas de cette adolescente de 14 ans du collège Malangue, violée par six garçons de sa classe à la sortie des cours. Quelques jours après, c’était le cas du jeune de la classe de sixième violé par deux élèves de terminale au Lycée Bilingue de Deido. Hormis ces cas, nous apprenons de Michael élève très tendance du Lycée de Deido, que des orgies s’organisent au sein des établissements scolaires. Une fête du sexe qui n’attend plus l’habituel « chill in » où l’on boit et couche avec qui on veut, et où le viol est presque légalisé. Ces parties de débauche finissent souvent par une grosse bagarre, avec à la clé, des blessés.

En dehors du sexe, les stupéfiants prennent du galon:« dans notre école les élèves viennent avec l’alcool, la cigarette, le cannabis et surtout le tramol », nous confie Jenny élève de form 5 au Lycée Bilingue de Deido. Le tramadol est devenu le stupéfiant qui circule le mieux en milieu jeune, le soulignait Dr Christian Eyoum, médecin psychiatre lors de la conférence de présentation du livre « Je ne comprends pas mon ado! ».

Des élèves nous confient qu’au sein de l’école, on retrouve des réseaux de vendeurs de drogue. Les dealers « se tiennent souvent devant les établissements scolaires et par leurs styles vestimentaires et leurs comportement ils communiquent avec les élèves consommateurs. », selon Stéphane, élève de Terminale au Lycée de Bépanda. Autres distributeurs du tramol, ce sont des vendeurs de médicaments ambulants ou encore ceux qui se trouvent aux alentours des écoles.

Environ 12000 jeunes scolarisés âgés entre 13 et 16 ans consomment du tramadol au Cameroun, chiffres révélés par le ministère de la santé en 2018.

Du côté des consommateurs, on ne sait pas toujours qui est qui. Pour camoufler leur consommation de tramol, certaines jeunes filles diluent leurs comprimés dans une bouteille d’eau et traversent aisément le portail de l’établissement sans être suspectées. Excepté les prises individuelles, les élèves forment très souvent des groupes qui après l’école prennent rendez-vous pour une partie de tramol, chicha, bière, whisky et cigarette. « En général, ces rencontres douteuses se font non loin de l’établissement et parfois même dans l’enceinte de l’école », nous a confié un enseignant qui a requis l’anonymat. Il y’a des enseignants qui n’arrivent plus à contrôler les faits et gestes de ces élèves parce que il craignent pour leur propre vie.

Lorsque ces jeunes n’ont pas d’argent pour assouvir leurs désirs, ils se livrent au racket. Il s’agit d’exiger de certains autres élèves de leur donner de l’argent ou des matériels de valeurs sinon, ils sont bastonnés. Ce phénomène de taxage s’étend déjà dans les écoles primaires.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.