LA SONARA INCENDIÉE POUR PROVOQUER L’INTERVENTION MILITAIRE FRANÇAISE AU NOSO

L’aile des extrémistes tribaux, les «hard-liners» du régime Biya dirigés par Ferdinand Ngoh Ngoh, dans le but d’éviter le dialogue où ils devront choisir soit le fédéralisme, qui sonnera la mort de leur République du Cameroun (LRC) et la fin de leur mangeoire françafricaine couronnée par leur conduite en prison, soit le refus du fédéralisme qui amènera le Cameroun à se séparer en deux États, préfèrent le boycott du dialogue, la poursuite de la guerre et la récolte des bénéfices de «l’économie de la guerre».

Dans le but de détourner les fonds publics sous prétexte de «rétablir l’ordre» dans les régions anglophones du Sud-ouest et du Nord-ouest révoltées contre le mauvais État La République du Cameroun (LRC), qu’ils demandent de bannir et de restaurer par Fédération qui créa le Cameroun actuel dans ses frontières et ses populations actuelles en1961, le régime Biya a envoyé ses forces armées pour les terroriser.

Paul Biya étant depuis des années devenu un vieillard sénile, une momie sous-vêtue de couches que la nourrice d’épouse dope de drogues et d’anti-inflammatoires pour de temps en temps la présenter pendant quelques minutes en public, autant au palais d’Étoudi pour le protocole des réceptions d’émissaires diplomatiques sans rien leur dire d’intelligible, à la place du 20 mai de Yaoundé ou à Maroua pour lire quelques lignes de son seul discours de campagne de 2018, ceux que le sous-secrétaire américain aux affaires africaines Tibor Nagy appelle les « hard-liners » (extrémistes de l’aile dure) du régime dirigent l’État de LRC vers le chaos par le terrorisme étatique et la guerre.

Le chef de ces « hard-liners », imposé par la nnanga-ebogo Chantal Biya, épouse et nourrice du président de LRC frappé d’incapacité, est le nnanga-ebogo Ferdinand Ngoh Ngoh, produit de l’Iric, l’une de ces « grandes écoles » de LRC qui produisent des voyous voleurs de la fortune publique et des terroristes étatiques, formé dans le Mal par le tristement célèbre Belinga Éboutou de 2002 à 2009 à la représentation du Cameroun aux Nations Unies, avant d’être choisi en décembre 2011 par son beau-frère Paul Biya pour diriger la Présidence de la République comme secrétaire général.

Quand les syndicats des avocats et des enseignants et les populations anglophones se soulèvent en fin 2016, Ferdinand Ngoh Ngoh devenu le président de LRC dans l’ombre de Paul Biya, s’allie avec d’autres « hard-liners » dont l’ancien bandit repris de justice l’anglophone Paul Atanga Nji, alors patron du Conseil national de sécurité récemment promu Minadt, Joseph Beti Assomo le monstre froid mvele produit de l’Enam à la tête de la défense, le vieux maka Jean-Baptiste Bokam remplacé par l’éton Gallax Yves Landry Etoga à la tête de la gendarmerie, le vieillard mvele corrompu Mbarga Nguélé à la police, et le boucher batanga Maxime Eko Eko, patron des renseignements à la DGRE dont l’épouse éwondo est le juge Abega Mbezoa au tribunal militaire de Yaoundé, pour conduire LRC à la guerre contre les anglophones.

Ces hard-liners, en dehors de leur détermination de maintenir le pouvoir dans leur groupe ethnique après la mort de la momie Paul Biya, recherchaient les moyens de s’enrichir personnellement à travers l’économie de la guerre.

On appelle économie de la guerre les pratiques économiques exceptionnelles mises en œuvre lors de certaines périodes historiques de fortes agitations ou d’autarcie extrême, généralement (mais pas nécessairement) liées à l’existence de conflits armés.

Certains pays puissants déclarent souvent des guerres à d’autres nations, sous prétexte d’enlever des dictateurs du pouvoir, mais plutôt afin de bénéficier des marchés de la reconstruction des infrastructures qu’ils auront détruits pendant la guerre et de prendre le contrôle des ressources du pays comme le pétrole.

Mais au Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh est l’organisateur du réseau de financement de l’organisation terroriste Boko Haram à travers de fausses libérations d’otages étrangers et nationaux, afin de tirer profit de la guerre antiterroriste nigériane, avant que l’ancien président français François Hollande y mit fin en mai 2014 en obligeant Paul Biya d’envoyer son armée à l’extrême-nord se joindre au Nigeria pour combattre les terroristes.

De même, ces hard-liners ont poussé Paul Biya à engager la guerre contre les anglophones, espérant détourner personnellement les fonds publics dans le cadre d’un tel effort de guerre.

Malheureusement pour eux, les anglophones ont pris les armes pour résister efficacement à leurs forces armées terroristes, déclenchant une avalanche de condamnations contre leur régime Biya de la part des États-Unis, de l’Union européenne et du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui les obligent à dialoguer avec les combattants séparatistes ambazoniens.

Après avoir fait dire à leur momie Paul Biya un NON catégorique à tout dialogue sur le fédéralisme, ces hard-liners se trouvent aux abois; car s’ils acceptent le dialogue, c’est-à-dire s’assoir sur une table d’égal à égal avec les combattants ambazoniens, il est sûr et certain que le seul compromis possible est le fédéralisme, c’est-à-dire la fin de LRC et de leur rêve de conserver le pouvoir dans leur ethnie après la mort de Paul Biya, ce qui résultera finalement à leur arrestation et leur fin en prison pour vols et crimes divers.

C’est pour cela qu’ils envoient leur nouveau pion le PM anglophone Dion Ngute tenir un faux dialogue dont la condition exclue seulement la sécession ou séparation, acceptant donc ainsi de dialoguer sur le fédéralisme, et envoient en même temps leur pion Atanga Nji déclarer que le fédéralisme doit être exclu de tout dialogue.

Ils ne peuvent donc pas reculer.

Les résistants ambazoniens et leurs propres forces armées ayant paralysé l’économie en pays anglophone, le budget de LRC de 4850 milliards de Fcfa de 2019 ne sera pas réalisé.

Ferdinand Ngoh Ngoh et ses hard-liners n’ont donc pas d’autre choix que les solutions de l’économie de la guerre, en provoquant notamment d’autres fronts de guerre au Cameroun.

Ils ont d’abord jeté leur dévolu que les musulmans nordistes, dont la communauté se trouve partout au Cameroun depuis l’époque précoloniale jusqu’à ce jour, et qu’ils tentent d’amener à déclarer la djihâd, la guerre sainte, contre les sudistes et contre les anglophones.

Il y’a quelques semaines, le 25 avril, ces hard-liners ont fomenté un soulèvement des Eton contre les « nordistes » à Obala (région d’origine du SED Gallax Yves Landry Etoga), dont les affrontements ont fait un mort et plusieurs blessés, sans que la gendarmerie arrête et traduise quiconque en justice pour trouble à l’ordre public, meurtre et agressions.

Quelques semaines plus tard, ce sont les Ewondo à Yaoundé qui attaquaient les « nordistes » musulmans. Là aussi, pas d’arrestations, pas d’inculpation.

Depuis que leur pion anglophone, le voyou Atanga Nji est Minadt, ils tentent de soulever les bergers musulmans Bororos dans le NOSO contre les Amba Boys.

Il est clair qu’ils cherchent à amener les musulmans « nordistes » à se lancer dans la guerre contre les «sudistes» afin de faire oublier la guerre du NOSO, provoquer une intervention de l’ONU, non pas seulement dans le NOSO, mais dans tout le Cameroun, afin de sauver leur Etat LRC et leur régime tribal.

Il apparaît qu’il exécutent cette stratégie de l’économie de la guerre en liaison avec la France.

En effet le 29 mai dernier, à la surprise générale, ceci venant du pays protecteur du régime Biya et de LRC, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que La France, l’Union européenne et les Nations unies font tout pour pousser Paul Biya à prendre des initiatives afin de trouver une issue politique à la crise, tout en exprimant son «inquiétude» au sujet du Cameroun.

« Dans les régions anglophones du Cameroun, la situation continue de se dégrader. Les pertes humaines sont de plus en plus lourdes, » a-t-il souligné.

Ce n’est pas un hasard que deux jours plus tard, un incendie spectaculaire s’est produit dans la nuit de vendredi au samedi 1er juin derniers dans l’usine de la Société nationale de raffinage (Sonara), un site pétrolier situé à Limbe, dans le sud-ouest du Cameroun, dans la zone anglophone en guerre civile.

Le 3 juin, un autre incendie éclatait sur le même site.

RFI, une radio française proche du gouvernement déclara le même jour que «des activistes séparatistes se sont empressés de revendiquer le forfait sur les réseaux sociaux», sans préciser les noms de tels «séparatistes».

Précisons que la Sonara, créée en 1973, c’est environ 50 ans d’existence d’une société de nationale raffinage du pétrole puisé du sous-sol marin de la zone anglophone en guerre civile.

Deux décisions rendues par le TPI de Limbe en octobre 2018 ont confirmé la baisse du capital de la Sonara de 32,5 milliards de F CFA (environ 49,5 millions d’euros) à 19,5 milliards de FCFA (environ 29,74 millions d’euros) à cause du départ de l’actionnaire français Elf Aquitaine et du paiement d’une dette à LRC.

Car avant cette recapitalisation, l’Etat détenait 80,29% des actions dans la raffinerie, à travers la participation de certaines sociétés publiques: Société nationale des hydrocarbures (SNH), Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), Société nationale d’investissement (SNI) et Ministère des Finances.

Les sociétés pétrolières françaises Total Outre-Mer et Elf Aquitaine détenaient les 19,71% restant.

Après cette recapitalisation, la Sonara aujourd’hui c’est La République du Cameroun à 96% (SNI et Ministère des Finances, SNH et CSPH) et Total Outre Mer à 4%.

Rappelons aussi que depuis 2010, la Sonara est engagée dans un projet de modernisation de ses infrastructures afin de pouvoir porter sa capacité de raffinage de 2 100 000 tonnes à 3 500 000 tonnes.

Le projet, quasiment achevé selon les dires des responsables, n’a pas encore été livré à ce jour où son usine et ses installations sont parties en fumée.

Des experts consultés en privé déclarent que, contrairement à ce qu’avance le régime Biya arguant que la situation est sous contrôle et que les réparations seront faites rapidement, il coûtera plus cher de réparer les infrastructures brûlées que de construire une nouvelle usine de raffinage de la Sonara.

En outre, en ce qui concerne la production et l’exportation de pétrole brut, la société française familiale Perenco est présente au Cameroun depuis 1993, travaillant en étroite collaboration avec la SNH.

Les activités de production de Perenco au Cameroun sont basées sur des concessions que LRC lui a accordées à Rio del Rey (plus de 6 000 km²) et Moudi et dans le terminal offshore Ebome, tous situées sur le territoire du NOSO en guerre.

Perenco est entrain d’étendre son territoire du monopole de la production du pétrole et du gaz camerounais, car elle gère également quatre contrats de production partagés: deux sont déjà en production (Oil North de Dissoni, 51 000 barils par jour, et Gas South de Sanaga, 24 millions de m3 de gaz par jour), tandis que deux restent à un stade exploratoire (Elombo dans le bassin de Douala Campo et Moabi dans le bassin de Rio del Rey).

On lit dans son site qu’en 2018, Perenco et la SNH ont choisi de développer le marché du GNL grâce à FLNG Hilli Episeyo, la première usine de liquéfaction flottante du gaz au monde située au large de Kribi.

Notons qu’en mai 2017, Perenco racheta à Total, pour 350 millions de dollars (330 millions d’euros), cinq champs en exploitation au Gabon, représentant quelque 13 000 barils par jour, ainsi que des participations dans des blocs d’exploration.

La société familiale présidée depuis 2006 par François Perrodo, fils du fondateurfeu Hubert Perrodo, s’était ensuite portée sur le Cameroun à la mi-janvier en acquérant 50 % des participations de Glencore dans le bloc offshore de Bolongo, où le trader avait fait une découverte en 2012.

C’est dire que la SNH n’est qu’un écran, un nom pour faire croire que le Cameroun produit le pétrole, alors que c’est la France (société Perenco) qui produit le pétrole et verse des redevances à la SNH.

Notons que selon l’ambassade de France au Cameroun, en dehors du pétrole et du gaz, les filiales des entreprises françaises sont présentes dans l’agriculture et l’agroalimentaire (Compagnie fruitière, Vilgrain, Castel), les équipements électriques et informatiques (Schneider, Va Tech, Cegelec), la distribution (CFAO), le ciment (Lafarge), la logistique et les transports (Bolloré, Air France), la téléphonie mobile (Orange), les banques et les assurances (Société Générale, Crédit Lyonnais, Axa), et le BTP (Vinci, Bouygues).

Il apparaît donc que Ferdinand Ngoh Ngoh, qui est le président du conseil d’administration de la Sonara, dans son objectif d’enflammer de nouveaux conflits afin de récolter les fruits de l’économie de la guerre, a mis le feu à la Sonara, afin de créer des marchés publics – surfacturés et fictifs comme d’habitude – de reconstruction, qu’il compte confier aux français en même temps que le marché de sécurisation des installations de la Sonara; c’est-à-dire que la France dépêche une force armée à Limbe, mais certainement aussi dans les installations de Perenco.

Il en escompte qu’ainsi, en utilisant les faux Amba Boys d’Atanga Nji pour attaquer ces forces françaises, il entraînera la France dans la guerre contre les anglophones, comme du temps d’Ahmadou Ahidjo où la France fit la guerre à l’UPC, exécutant un génocide de plus de 400 000 personnes en pays bassa et bamiléké.

L’Ambassadeur Tibor Nagy avait dit, se référant au Cameroun et à son pétrole, que l’Afrique «est un continent incroyablement riche, semble-t-il. Jusqu’à présent, il a été incroyablement riche pour les puissances coloniales ou le gouvernement en place. Il n’est pas riche pour les peuples qui y vivent.»

Camerounaises et camerounais, vous pouvez récupérer la souveraineté du Cameroun, et empêcher que les richesses de notre pétrole camerounais n’aillent plus exclusivement ains mains de la France et de ses hommes fantoches comme Ferdinand Ngoh Ngoh, Paul Biya et les hard-liners de son entourage, au lieu de tomber dans vos mains, si et seulement vous descendez tous dans la rue pour le demander.

Ndzana Seme, 04/06/2019

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